Château de Maubreuil

L'ART AU CHATEAU

L’étrange destin de Charles-Auguste Lebourg

 

Quel curieux sort que celui de l’auteur de l'œuvre que nous vous présentons ce mois-ci. Né en 1829 à Nantes d’un père libraire, Charles-Auguste Lebourg fut l’élève du sculpteur nantais Amédée Ménard, avant d’intégrer l’atelier de François Rude. Adulte, il partage son temps entre sa ville natale, où se trouve son propre atelier, et la capitale. Si certaines de ses œuvres sont aujourd’hui connues et reconnues dans le monde entier, il n’accède pourtant pas à la notoriété qu’il mérite de son vivant. Il meurt dans la misère, à Paris, en 1906, laissant derrière lui un véritable patrimoine, dont un fragment est à découvrir au cœur de notre hôtel 5 étoiles, à deux pas de Nantes.   

 

Sculpteur ornemental, Charles-Auguste Lebourg était un spécialiste du travail du bronze, à l’image des deux fresques monumentales qui ornent le Salon des Épices adjacent au restaurant gastronomique du Château ainsi que le couloir qui mène à notre Spa. Il est connu pour avoir réalisé de nombreux bustes et statues, dont cinq fontaines à Nantes, une centaine à Paris et de nombreuses autres aujourd’hui dispersées à travers le monde. 

 

L’artiste a notamment travaillé à la décoration de lieux prestigieux tels que le Palais du Louvre, l’hôtel de ville de Paris, l’église de la Trinité ou encore le château de Fontainebleau. A Nantes, ses œuvres sont visibles sur la place des enfants Nantais (statue équestre de Jeanne d’Arc), au Jardin des Plantes ou encore au Musée d’arts de Nantes. Son œuvre la plus connue, Les quatre cariatides de la fontaine Wallace (1872), est même aujourd’hui considérée comme un symbole de la ville de Paris. Un CV prestigieux qui lui aura valu plusieurs distinctions, mais pas suffisamment à l’époque pour accéder à la notoriété qu’il mérite.

 

Par chance, vous pourrez découvrir une partie de son œuvre à Maubreuil. Ces sculptures appartenaient initialement au Château de Rignoux, à Vigneux de Bretagne, près de Nantes. Repérée in extremis alors qu’elle allait être vendue par un antiquaire, cette œuvre a finalement trouvé sa place dans un trumeau d’origine du Château de Maubreuil dont la taille, comme si c’était écrit, lui correspondait parfaitement. Une histoire qui n’est pas sans rappeler celle d’une célèbre princesse...

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